Prendre l’avion avec son matériel de camping : Le guide ultime pour ne rien se faire confisquer

Le concept du Fly & Camp a tout du plan parfait sur le papier. On achète un billet d’avion low-cost pour la Corse, l’Andalousie ou le sud de l’Italie, on loue une petite voiture économique à l’arrivée et on part planter sa tente face à des paysages sauvages loin du tourisme de masse. 

C’est idyllique, économique et terriblement tendance. C’est aussi le meilleur moyen de tester ses limites nerveuses au moment de passer le contrôle de sécurité de l’aéroport. Les agents du terminal n’ont notoirement aucune sensibilité pour la poésie du voyage en plein air et appliquent les règles de sûreté avec une rigueur militaire. Avant même d’extrapoler sur le volume de votre sac à dos, la première étape obligatoire reste évidemment de vérifier la validité de votre passeport – l’erreur classique qui annule un voyage avant même le départ. Une fois cette formalité administrative réglée, le véritable casse-tête commence au fond des poches de votre paquetage.

La gestion des fluides et le piège de la déshydratation

Rester hydraté pendant un vol de plusieurs heures sans dépenser le prix d’un repas complet dans une bouteille en plastique tiède relève parfois de l’exploit. C’est là que l’organisation du campeur éco-responsable entre en jeu. Glisser une gourde avion dans son bagage à main est une excellente initiative pour réduire ses déchets et garder de l’eau fraîche à portée de main tout au long du trajet. Seulement voilà, la sécurité ne plaisante pas avec les contenants suspects. Pour franchir la barrière des portiques sans déclencher une alerte générale, il faut impérativement présenter une gourde vide lors du passage sous les scanners de contrôle. Une fois la zone de fouille passée et votre sac récupéré, il vous suffira de la remplir gratuitement à l’une des nombreuses fontaines à eau situées près des portes d’embarquement. Une astuce simple, mais indispensable pour ne pas voir son contenant fétiche finir à la poubelle du terminal.

Bagage cabine ou soute : la ligne de démarcation du matériel

À vrai dire, la confusion entre ce qui a le droit de voler avec vous et ce qui doit être relégué en soute cause la majorité des saisies à l’embarquement. Pensons aux sardines de tente ou aux piquets en aluminium : ces objets, pourtant inoffensifs lorsqu’il s’agit de monter un abri sous la pluie, se transforment immédiatement en armes blanches potentielles selon les critères de l’aviation civile. 

Même punition pour les bâtons de randonnée télescopiques ou le fameux couteau suisse qui traîne au fond de la trousse de secours – tout cela doit obligatoirement voyager en soute. 

Quant aux cartouches de gaz de camping, la règle est encore plus radicale. Elles sont strictement interdites partout à bord de l’appareil, soute comprise, en raison des risques évidents de dépressurisation et d’explosion. Il faudra donc vous résoudre à acheter votre combustible localement dans un magasin de sport à votre arrivée.

L’arrivée sur le terrain et l’organisation des nuitées

Une fois le tarmac quitté, les bagages récupérés et les clés de la voiture en poche, l’aventure commence enfin pour de bon. Reste à savoir où vous allez dormir le soir même. Courir les routes de campagne à la nuit tombante à la recherche d’un lopin de terre libre n’a absolument rien de romantique. Les plus beaux spots de nature sont pris d’assaut dès le début de la saison estivale par des voyageurs prévoyants. Pour éviter les galères une fois sur place, la meilleure solution reste d’anticiper. Utilisez Very Camping pour trouver et réserver l’emplacement idéal, que vous cherchiez un spot sauvage en pleine montagne ou un camping tout confort en bord de mer. C’est l’assurance de pouvoir planter ses piquets sans stress après une journée passée dans la grisaille des transports.

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